Mobilités douces : les étudiants de l’ESTACA récompensés sur l’E-bike Marathon
À l’occasion de la première édition de l’E-bike Marathon, organisée le 28 mai par Cygo, union des entreprises du cycle du Grand Ouest, à l’Île d’Olonne, deux équipes de l’ESTACA ont relevé le défi de l’efficacité énergétique appliquée au vélo à assistance électrique. ESTAride, remporte le prix académique. Une participation qui illustre l’intérêt croissant de l’école pour les enjeux de mobilité douce et les innovations technologiques du secteur.
20 kilomètres pour prouver l’efficacité de son vélo à assistance électrique
Pour cette première édition du challenge E-bike Marathon, 16 équipes étaient engagées. Chaque équipe devait sur une année scolaire optimiser son vélo à assistance électrique sur les plans mécanique, électronique et stratégique.
La compétition a débuté par une série de contrôles techniques visant à vérifier la conformité des vélos aux exigences du règlement. Sur une piste de karting, les concurrents avaient ensuite pour mission de parcourir 32 tours, soit près de 20 kilomètres, en moins de deux heures. L’objectif n’était pas d’être le plus rapide, mais de consommer le moins d’énergie possible sur l’ensemble du parcours, tout en maintenant l’assistance électrique active en permanence.
Le prix académique pour l’équipe ESTAride
L’équipe ESTAride, composée d’étudiants de 4e année du campus de Laval, participait à l’E-bike Marathon dans le cadre d’un Projet Industriel d’Ingénierie (P2I). Elle a remporté le prix académique, qui récompense la qualité du dossier technique présentant les choix de conception, les analyses réalisées et la validation des solutions retenues.
Les étudiants ont mené un important travail d’ingénierie afin d’identifier le meilleur compromis entre performance, efficacité énergétique et contraintes techniques. L’équipe était encadrée par Julian Legendre, enseignant en physique, et Bertrand Barbedette, enseignant-chercheur.
De son côté, l’équipe Roue Libre, majoritairement constituée d’étudiants de 2e année du campus de Paris-Saclay, travaillait dans le cadre d’un Projet d’Ingénierie Technologique Associatif (PITA). Elle s’est distinguée par une stratégie de pédalage spécifiquement pensée pour réduire la consommation énergétique du vélo.
Les meilleures performances énergétiques de la compétition ont été réalisées par des équipes ayant ajouté des panneaux photovoltaïques, capables de récupérer une centaine de Wh au cours de l’épreuve. Les équipes de l’ESTACA ont quant à elles fait le choix de ne pas intégrer de source d’énergie complémentaire. Leur stratégie reposait exclusivement sur l’optimisation du vélo et de son assistance électrique, afin d’éviter toute augmentation de masse. Les deux équipes ESTACA ont notamment remplacé les roues d’origine pour réduire les pertes liées au roulement. L’équipe lavalloise a également modifié le cadre du vélo afin d’en diminuer le poids.
Au-delà de la compétition, ces projets constituent une application concrète des enseignements dispensés à l’ESTACA dans des domaines tels que la technologie mécanique, les systèmes électriques, ou encore le management de projet.
L’ingénierie au service des mobilités douces
Ce challenge s’inscrit pleinement dans les enjeux actuels de transition énergétique. L’objectif est de comprendre comment un vélo existant peut être optimisé afin de réduire sa consommation d’énergie tout en conservant son efficacité d’usage. Cette approche rejoint les travaux menés par l’ESTACA sur l’ensemble du spectre des mobilités. Les mobilités douces, comme le vélo à assistance électrique, représentent un domaine d’innovation à part entière.
Le secteur du cycle connaît aujourd’hui une forte évolution technologique. De nombreuses innovations intégrées aux vélos sont directement issues des technologies développées pour l’automobile. Cette convergence crée un besoin croissant de profils d’ingénieurs capables d’accompagner les transformations du secteur et de concevoir les solutions de mobilité de demain.
« L’intérêt de l’ESTACA à participer à ce challenge est de montrer aux étudiants que les technologies qu’ils étudient dans le domaine de l’automobile (batteries, moteur électrique, éco-conception, etc.) sont totalement applicables au domaine du vélo. Les échanges avec les industriels montrent d’ailleurs une forte attente concernant ces compétences », précise Bertrand Barbedette.













