bandeau Hero ecole

Fabriquer un moteur de fusée en impression 3D métal

temoignage moteur Aurora liquidun projet innovant d’étudiants ESTACA

Des étudiants de la filière spatiale mènent actuellement un projet de fin d’études ambitieux en partenariat avec des industriels dont ArianeGroup. Robin Piebac et Augustin Coudray, étudiant en 5e année de la filière spatiale racontent comment ils se sont lancés dans le projet Aurora Liquid Engine, qui fait appel à un tout nouveau procédé de fabrication additive métallique, communément appelée impression 3D Métal. Ce procédé est une des innovations les plus importantes de ce début de siècle dans le secteur spatial.

Membre de l’association ESO (ESTACA Space Odyssey) Robin et Augustin sont passionnés de spatial et ont décidé en mai 2018 de se lancer avec 7 autres étudiants dans un projet de fabrication d’une des pièces principales d’un lanceur spatial, un moteur-fusée, avec un procédé de fabrication innovant : l’impression 3D métallique. Leur projet Aurora Liquid Engine a pour objectif d’effectuer toutes les étapes de développement d’un moteur à ergols liquides et de son banc d’essais, des études préliminaires et dimensionnements à la fabrication d’un banc et des pièces du moteur. « C’est une expérience unique qui nous permet d’approfondir nos compétences pratiques et expérimentales en abordant des domaines variés de l’ingénierie : mécanique des fluides et CFD, CAO, optimisation aux efforts, ou encore la thermique des gaz et étude des matériaux. Sur le plan expérimental, le projet nous donne l'opportunité d'effectuer des tests à petite échelle sur des solutions nouvelles liées à la propulsion spatiale liquide (chambre et tuyère imprimées 3D en métal, type d’injection particulière, optimisation de forme de canal de refroidissement…). L’aboutissement du projet sera sous la forme d’un test sur banc d’essais intégrant l’acquisition et l’analyse des données de performances du moteur » explique Robin.

Ce projet Aurora Liquid Engine, mené dans le cadre académique, est encadré par un enseignant chercheur de l’ESTACA et un ingénieur d’ArianeGroup. Porté par l’association ESO, il est soutenu par plusieurs partenaires industriels très intéressés par les résultats obtenus par les étudiants, notamment : ArianeGroup, Air Liquide et ADDUP, un des leaders européens dans la fabrication additive métallique, communément appelée impression 3D Métal. « Grâce à l’impression 3D, nous pouvons créer des pièces très spécifiques. C’est un procédé très innovant et prometteur pour l’industrie spatiale », précise Augustin Coudray qui travaille dans l’équipe Banc d’essai. « Nous espérons que ce projet et le travail fourni sera poursuivi et initiera un filière propulsion spatial au sein de l’association ESO. », conclut Robin.

Si ce projet vous intéresse, rendez-vous sur http://aurora-engine.fr

Concilier ESTACA et hockey sur glace en équipe nationale… un challenge relevé

temoignages Alex JeanJeanAlexandre JEANJEAN, étudiant en 1ère année et champion de hockey sur glace

J’ai débuté le hockey sur glace à 4 ou 5 ans après avoir vu un match. J’ai été champion de France des moins de 15 ans avec l’équipe d’Amiens, j’ai ensuite joué en équipe de France des moins de 16 ans puis des moins de 18 ans. Après mon Bac, je suis parti un an en pre-school à Bridgton aux USA et j’ai participé au championnat inter-écoles du Maine que nous avons gagné. J’ai finalement fait le choix de rentrer en France pour poursuivre mes études à l’ESTACA, mais aussi continuer le hockey !

J’ai eu la chance d’être sélectionné en équipe nationale de Tunisie. J’ai participé cette année à la 1ère édition de la « Coupe arabe de hockey sur glace » qui s’est tenue à Abu Dabi. C’est un honneur et une fierté de porter les couleurs de la Tunisie, pays natal de ma mère et détenteur du titre de champion d’Afrique de hockey mais aussi de représenter mon école à l’international dans le cadre de ma passion sportive.

Le rythme est intense pour mener de front les études à l’ESTACA et la vie de sportif de haut niveau. Mais j’ai été habitué à allier sport et scolarité très tôt quand j’étais en sport études au lycée et lors de mon année universitaire aux USA. J’ai appris à m’organiser, je me donc sens à l’aise et j’ai de bons résultats en 1ère année.

Etudiant en 4ème année SPATIAL, issu d’un bac STI2D

temoignages maximeS

MAXIME SANQUER, 4ème année

Après mon Bac STI2D énergie environnement, j’avais le choix entre intégrer une prépa TSI ou une école d’ingénieurs post-bac. Attiré par le milieu de l’aéronautique et de l’espace, j’ai naturellement pensé à l’ESTACA. La formation spécifique destinée aux STI2D dispensée en effectif réduit à 20 étudiants était un atout supplémentaire. C’est un programme sur mesure et intense pendant un an et demi, qui permet d’acquérir de solides bases en mathématiques notamment, qui m’a permis d’être à l’aise les années suivantes dans les matières spécifiques à ma filière comme l’architecture aéronautique, la propulsion, l’aérodynamique.

Notre professeur référent STI2D, M. Qafsaoui, était très présent et a toujours réussi à nous mettre en confiance. La rigueur acquise pendant cette formation a été remarquée et appréciée par mes différents tuteurs de stages en entreprise. Aujourd’hui étudiant en 4ème année dans la filière spatiale, j’ai la chance de pouvoir faire mon deuxième semestre dans une université partenaire de l’ESTACA, Purdue University, l’une des meilleures universités en Aéronautique et Spatial des Etats-Unis, surnommée « The Cradle of Astronauts » -Le berceau des astronautes – qui a notamment formé Neil Armstrong !

Mon conseil aux terminales STI2D : pas d’à priori, avec une bonne formation, de la motivation et du sérieux, réussir est à la portée de tous !

Etudiant à l’ESTACA et footballeur de haut niveau

temoignage clement footClément, 3ème année à Laval

Après un Bac S en sport études, j’ai intégré l’ESTACA. J’ai choisi cette école car contrairement aux classes préparatoires en lycée, l’Ecole me permettait de concilier le football et des études d’ingénieur.

Depuis mon intégration à l’ESTACA, je suis en contrat au stade Lavallois et en accord avec la direction de la Formation, j’ai pu adapter les enseignements suivis à mes entrainements. Mon rythme est le suivant : tous les matins, je m’entraine au stade et l’après-midi je suis à l’Ecole. Il m’arrive aussi de manquer des vendredis lorsque nous avons des déplacements. Je récupère tous les cours ratés et je travaille de mon côté. Je peux aller voir les enseignants s’il y a des notions que je ne comprends pas. Mes camarades m’aident beaucoup, il y a une belle entraide.

Pour mener les deux de front, cela suppose une bonne organisation et une certaine rigueur pour récupérer et travailler régulièrement, mais c’est jouable quand on est motivé ! En arrivant à l’ESTACA, contrairement à beaucoup des étudiants ici, je n’étais pas spécialement passionné par les transports, mais cette ambiance de passion est stimulante et j’ai découvert un monde très riche à travers les enseignements mais aussi grâce aux échanges entre étudiants sur toutes les innovations dans ce domaine. Jusqu’ici tout se passe bien, j’arrive à obtenir de bons résultats à la fois dans mes études et en tant que goal au stade lavallois !

Antoine Durand, diplômé ESTACA 2016 et Doctorant CIFRE

L’intérêt de la thèse est d’acquérir une expertise sur un domaine particulier et de continuer en recherche sur une thématique qui m’intéresse vivement

temoignage antoine durandJ’ai intégré ESTACA au départ pour l’aéronautique mais finalement j’ai découvert les transports guidés en 2ème année et n’ai plus quitté cette filière qui m’a passionnée. Elle offre de très beaux défis à relever et de beaux débouchés. Je n’ai d’ailleurs jamais eu à vraiment chercher mes stages, ils sont venus à moi : Alstom (chantier Retrofeet TGV 2N2) en première année, SNCF département logistique en 2ème année, le Japon en 4ème année pour 5 mois chez RTRI (Railway Technical Research Institute - l’organisateur World Congress of Railway Research 2019). Là-bas, j’ai mené deux études : une sur la méthode de contrôle dynamique des sous stations et une autre sur l’alimentation à 2 X 1500 volts, c’est ce qui m’a apporté une première vision de la recherche et m’a donné envie de continuer dans cette voie.

Pour mon stage de dernière année, j’ai intégré le Centre Ingénierie et Matériel de SNCF sur la thématique des particules de freinage. Dans la continuité de celui-ci et au vu de l’ampleur du sujet et des travaux restant à mener, le CIM et ESTACA se sont associés pour mettre en place une thèse sur le sujet.

L’intérêt de poursuivre ses études dans le cadre d’une thèse c’est de continuer à suivre des cours afférents à son sujet, de mener des études et essais et d’être salarié. C’est de l’apprentissage en autonomie. Mon programme de travail, établi avec SNCF sur trois ans, comprend des compte rendus sur l’avancement des travaux deux fois par an et des visites très régulières au CIM pour des essais, des réunions, bénéficier de l’expertise des ingénieurs sur place et accéder aux archives. Les six derniers mois seront consacrés à la rédaction et préparation de ma soutenance de thèse qui se tiendra devant un jury de thèse composé de l’ensemble des parties prenantes et d’intervenants extérieurs.

Après ma thèse, je pourrais éventuellement m’orienter vers la recherche privée ou publique, mais le but d’une thèse CIFRE, directement industrielle, est plutôt destinée aux personnes qui souhaitent continuer en entreprise, ce qui est mon cas.