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Novembre 2018 - Qualité de l’air : un workshop international de recherche sur la pollution de l’air dans les transports

La hausse du prix des carburants et plusieurs mesures législatives visant à restreindre l’utilisation des véhicules les plus polluants à l’intérieur du Grand Paris placent les enjeux de la pollution de l’air au centre de l’actualité médiatique ces dernières semaines. C’est dans ce contexte que l’ESTACA, école spécialisée dans les nouvelles mobilités, organise ce jeudi 29 novembre un workshop international sur la qualité de l’air dans les systèmes de transport. L’occasion pour l’École de mettre en lumière l’expertise et les travaux de ses enseignants-chercheurs sur le sujet et d’inviter des experts internationaux.

La pollution de l’air : un sujet au cœur des débats publics actuels

La circulation automobile constitue l’une des causes majeures de la pollution de l’air dans les zones urbaines, les véhicules émettant non seulement des polluants gazeux (NO, NO2) mais aussi des particules fines et ultrafines (dont la taille est inférieure à 100 nanomètres). Ces particules extrêmement nocives pénètrent très profondément dans le système respiratoire et sont à l’origine chaque année, de près de 48 000 décès prématurés, soit 9 % de la mortalité nationale.

Les pouvoirs publics se sont saisis du problème. Les élus du Grand Paris ont par exemple voté le 12 novembre dernier, la mise en place d’une Zone à Faible Émission (ZFE) interdisant la circulation des véhicules les plus polluants (Crit'Air 5) dans 79 communes situées à l'intérieur de l'A86 à compter de juillet 2019.

L’ESTACA travaille depuis plusieurs années avec ses partenaires institutionnels, académiques et industriels des secteurs automobile, ferroviaire et aéronautique sur ces sujets. Les travaux et projets menés par les enseignants-chercheurs de l’équipe Qualité de l’Air et Dépollution (QUAD) d’ESTACA’LAB seront mis à l’honneur à l’occasion du Workshop ‘Air Quality In Transportation Systems’, organisé sur son campus de Paris Saclay.

Un workshop dédié à l’impact des systèmes de transports sur la qualité de l’air

L’objectif de cet événement dédié à la recherche scientifique est de rassembler des scientifiques, des industriels, des utilisateurs et les institutions chargées de la mise en place des normes, autour de problématiques contemporaines sur la pollution générée par nos différents modes de transports. Parmi les thématiques abordées :

  • Le contrôle de la qualité de l’air en périphérie des aéroports de Paris (Projet Survol, Airparif) ;
  • Les caractéristiques et l’analyse des polluants issus des transports terrestres infiltrant l’habitacle du véhicule (Projet CAPTIHV, Estaca-Airparif) ;
  • La gestion de la qualité de l’air dans l’industrie automobile (Maurice Bellamou, Denso) ;
  • L’impact des émissions polluantes des navires, des locomotives et des autoroutes sur la qualité de l’air du bassin de Los Angeles (Pr. Constantinos Sioutas, University of South California) ;
  • Le projet « Antismog » pour la réduction de la pollution liée aux embouteillages (Newecotechno)

Une recherche en pointe à l’ESTACA sur la qualité de l’air à l’intérieur des habitacles automobiles : l’exemple du projet CAPTIHV

Soutenue par l’Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), l’ESTACA développe actuellement le projet CAPTIHV (Caractérisation et Analyse des Polluants issus du Transport automobile et de leur Infiltration dans les Habitacles Véhicules). Labellisé par le pôle de compétitivité ID4CAR, ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes qui influencent la dispersion des polluants gazeux et particulaires, de leur émission à l’échappement à leur infiltration dans les habitacles. Des mesures de concentrations de polluants à l’intérieur et à l’extérieur de ces habitacles sont réalisées grâce à des études expérimentales en soufflerie et à des mesures embarquées réalisées en région parisienne.

Les mesures embarquées ont permis d’étudier l’influence de paramètres internes au véhicule (type et mode de ventilation, ouverture des vitres, âge et type de véhicule) mais également externes (trafic, type d’infrastructure routière et météorologie) sur la Qualité de l’Air Habitacle (QAH). Les résultats sur un parcours urbain ont permis d’observer que la concentration de NOx et le nombre de particules mesurées dans l’habitacle pouvaient respectivement atteindre 50 et 24 fois ceux mesurés à l’extérieur.

Le projet CAPTIHV va permettre d’émettre des recommandations quant au comportement à adopter en terme d’aération et mode de ventilation selon les conditions de roulage.

De nouveaux équipements pour donner une nouvelle dimension aux travaux de recherche de l’ESTACA

Récemment, les travaux de recherche des enseignants-chercheurs de l’École ont pris une nouvelle dimension avec l’acquisition d’équipements de pointe pour la caractérisation de la qualité de l’air intérieur et extérieur. Pour Amine Mehel, enseignant-chercheur au sein de l’équipe QUAD : « ces équipements vont permettre de caractériser les polluants gazeux et particulaires, d’abord à la source et puis après leur dispersion. L’objectif est de pouvoir contrôler leurs dynamiques pour améliorer la qualité de l‘air intérieur ».

Concernant les projets de qualification des sources de pollution particulaires, Benoit Sagot, enseignant-chercheur au sein de la même équipe, explique : « nous avons choisi un instrument qui est utilisé dans le domaine ferroviaire pour quantifier les émissions de particules de freinage, le ELPI+. Nous nous sommes aussi équipés de matériels portables comme les Fidas Frog, qui sont des instruments conçus pour la surveillance des aérosols en air intérieur et en hygiène industrielle. Côté laboratoire, nous avons récemment réceptionné une nouvelle soufflerie et un dispositif de type PIV, qui associé à un générateur de fumée, permet de caractériser des champs de vitesse dans la veine d’essai ».

Frédéric Murzyn, enseignant-chercheur sur le site de Laval, précise que « ces dispositifs permettent de caractériser les écoulements dans le sillage de différents types de véhicules. En complément, des capteurs de pression ont été acquis pour permettre de mieux comprendre le mécanisme d’infiltration des polluants dans l’habitacle véhicule. Enfin, les équipements portables (Dust-Trak et P-Trak) vont nous permettre de réaliser des mesures embarquées de qualité de l’air dans un habitacle en situation de roulage. ».

Les études utilisant ces équipements sont complétées par l’utilisation des simulations numériques multiphasiques. Selon Georges Fokoua : « l’utilisation de la CFD permet de comprendre finement la dynamique des particules fines et ultrafines et de proposer des solutions pour contrôler leur dispersion. Des thèses CIFRE sont en cours pour comprendre la dispersion des particules de freinage dans les stations souterraines ou des particules de suies dans le sillage des véhicules émetteurs et dans les habitacles ».

 

Septembre 2018 - ESTACA lance un nouveau programme en formation continue sur les véhicules et systèmes autonomes et connectés

À quelques jours de l’ouverture du Mondial de l’Auto 2018 qui mettra à l’honneur la voiture du futur, ESTACA, école spécialisée dans les nouvelles mobilités, annonce le lancement de son nouveau programme de formation continue « Véhicules, Systèmes Autonomes et Connectés ». À partir du mois de février 2019, l’École proposera un cursus en alternance permettant de faire monter en compétences les techniciens expérimentés qui souhaitent obtenir un diplôme d’ingénieur spécialisé dans ce domaine porteur.

Une formation spécialisée qui renforce l’expertise de l’ESTACA sur les véhicules de demain

Pour les industriels, les véhicules de demain devront être plus intelligents, plus sûrs, proposer plusieurs niveaux d’autonomie et être davantage connectés tout en restant économiquement accessibles. Le cursus de formation « Véhicules, Systèmes Autonomes et Connectés » développé par l’ESTACA avec ses partenaires offre une réponse à ces nouveaux enjeux et à une demande accrue en compétences des entreprises du secteur de la mobilité.

Il a pour principal objectif de former des ingénieurs capables de concevoir des solutions innovantes pour répondre à l’évolution technologique du secteur des transports et des nouvelles mobilités, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, l’internet des objets (IoT,), le Big Data, la Cyber-sécurité, l’optimisation et l’aide à la décision.

Le programme de cette formation abordera 7 grands axes :

  • Sciences humaines & sociales ;
  • Fondamentaux du véhicule automobile ;
  • Motorisations ;
  • Informatique, numérique et réseaux ;
  • Véhicule autonome et communiquant ;
  • Systèmes et réseaux embarqués ;
  • Nouvelles technologies.

Un programme de formation continue en alternance, co-construit avec les grands groupes industriels

Afin de répondre aux besoins exprimés par la filière automobile, la formation a été développée par les enseignants chercheurs de l’École en collaboration avec l’institut VEDECOM, le pole de compétitivité Moveo et les partenaires industriels de l’ESTACA tels que Renault, PSA, Valeo, et la PFA ou encore des partenaires académiques comme l’ESIEA.

Elle s’adresse à des professionnels titulaires d’un Bac+2/ Bac+3 technologique ou équivalent qui doivent également justifier d’une expérience professionnelle de 3 ans minimum.

Ceux qui intègreront la formation suivront 1200 heures de cours, réparties sur deux ans et demi entre février 2019 et l’été 2021. Une remise à niveau préalable de 4 mois est proposée à partir de février 2019, sur une base de 170 heures de cours. Par la suite, le cycle ingénieur spécialité VSAC est proposé sur un rythme d’alternance de 1 à 2 semaines à l’ESTACA et 2 à 3 semaines en entreprise.

Les principaux débouchés identifiés de cette formation couvrent tous les nouveaux métiers de l’ingénierie du véhicule du futur et les services associés. Les diplômés pourront ainsi s’investir dans des projets innovants au sein des entreprises du secteur des transports et de la mobilité en France et à l’international.

LES MODALITÉS D’INSCRIPTION

Cycle ingénieur spécialité VSAC :
Inscriptions jusqu’au 15 septembre 2019
24 places sont ouvertes

Remise à niveau :
L’ouverture des inscriptions jusqu’au 30 avril 2019
24 places sont ouvertes

 Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.investissement avenir

Avec le soutien financier du Programme Investissement d’Avenir

commissariat investissement avenir

Projet ACE - pfa

Juin 2018 - ESTACA présentera son véhicule à hydrogène au grand prix de France de Formule 1

Le 21 juin 2018, l’ESTACA exposera le véhicule à hydrogène conçu et fabriqué par ses étudiants au circuit Paul Ricard qui accueillera pendant 4 jours le Grand Prix de France de Formule 1. Fabriqué par l’association étudiante PV3e, ce véhicule innovant à très faible consommation énergétique sera présenté lors de l’inauguration de la première unité de production d’hydrogène renouvelable de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. En participant à cet événement sportif incontournable, ESTACA s’impose comme l’un des acteurs de premier plan sur le développement de modes de transports à faible consommation énergétique utilisant l’énergie hydrogène.

cp hydrogene juin18

Une véritable reconnaissance pour les étudiants de l’ESTACA

À l’occasion du Grand prix de France de Formule 1, l’association étudiante PV3e de l’ESTACA aura le privilège de voir son véhicule à hydrogène exposé sur le circuit Paul Ricard dans le cadre de l’inauguration de la première station d’avitaillement à hydrogène de la Région PACA. L’association PV3e (Projet de Véhicules Energétiques des Élèves de l'Estaca) conçoit, fabrique et développe un prototype à haut rendement énergétique pour concourir au Shell Eco Marathon. Cette course regroupe chaque année des milliers d’étudiants européens avec pour objectif de parcourir la plus grande distance en consommant un minimum d’énergie. L’association est fière de son record : 2 701 Kms avec l’équivalent d’un litre d’essence, soit l'équivalent d'un aller-retour Paris-Madrid.

Parmi les deux véhicules conçus par l’association, le véhicule à hydrogène constitue une innovation majeure. Cette énergie alimente une pile à combustible qui est utilisée comme générateur d’énergie électrique pour le moteur. Dans le but de repousser les limites de l'économie d'énergie, les membres optimisent au maximum l'aérodynamisme et la structure de leurs prototypes. Silencieuse, fiable et simple d’utilisation, cette technologie est particulièrement adaptée à la compétition. Si bien qu'elle est devenue une catégorie à part entière sur le Shell Eco Marathon.

L’exposition du véhicule sur le circuit accueillant le Grand prix France de Formule 1 constitue une véritable reconnaissance du travail et de la capacité d’innovation des étudiants de l’ESTACA.

Une initiative qui assoit l’expertise de l’ESTACA en matière de véhicules basse consommation

Cette visibilité sur un événement sportif majeur renforce le positionnement de l’ESTACA en tant qu’acteur majeur de l’innovation sur les nouvelles mobilités. L’école, qui ne cesse de développer son expertise sur l’automobile du futur, propose à ses étudiants une pédagogie en mode projet, en lien avec les industriels du secteur. Cela leur permet de travailler sur des nouvelles technologies et nouveaux procédés de fabrication qui favorisent l’optimisation énergétique et la maîtrise de l’impact environnemental.

ESTACA contribue également à la production et à la diffusion de connaissances scientifiques et technologiques à travers son centre de recherche, ESTACA’Lab. Dans le domaine du sport automobile, une collaboration est actuellement en cours avec des partenaires investis en Formula E (Championnat de Formule 1 pour véhicules à moteur électrique) pour optimiser la source d’énergie grâce à un système d’hybridation (une batterie Lithium-ion associée à un super-condensateur). Cette solution permet de répondre aux freins rencontrés par la seule source de Lithium-ion en termes d’autonomie, de coût et de performances thermiques.