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Ingénieur spatial

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Les programmes spatiaux français et européens sont porteurs d’enjeux stratégiques et économiques important pour l’avenir : développement de l’accès à l’espace avec ses applications telles que l'observation de la Terre ou les télécommunications, activités liées à la recherche en apesanteur, à la présence de l'homme dans l'espace, poursuite du développement des grandes familles de satellites comme Spot, développement de mini et microsatellites, préparation de différentes sondes interplanétaires, les missions vers Mars, constituent autant d’axes en essor aujourd’hui. Devenir ingénieur pour le secteur spatial, c’est intervenir dans la construction de lanceurs, d'engins spatiaux (satellites, sondes, navettes, stations orbitales) et de propulseurs, mais aussi participer au lancement et à l'exploitation des satellites.

Une formation spécialisée et des contacts privilégiés avec les entreprises

plus de 400 heures de cours assurés par des ingénieurs du CNES, d’EADS, de l’ONERA, d’ArianeEspace, du groupe SAFRAN, etc.
au moins 4 projets d’application réalisés pendant le cursus, par exemple:

  • bureau d’études d’architecture lanceurs ;
  • calcul des performances de différents couples d’ergols;
  • dimensionnement d’un satellite pour une mission donnée ;programme de mises sur orbite.

12 mois de stages obligatoires :

  • « stage découverte de l’entreprise » en 1ère année chez EADS Astrium : gestion documentaire et nomenclature ;
  • « stage ingénieur en 4ème année » au CNES : recherche sur les caractéristiques du sol martien à partir d’informations recueillies lors de mission sur Mars ;
  • « stage fin d’études »  en 5ème année à EADS Space Transportation (Astrium) : étude des nouvelles architectures de chaînes de navigation pour l'évolution du contrôle des lanceurs.

visite de sites et conférences : CNES à Toulouse, SAFRAN à Vernon (moteur de fusées), etc.

Emploi des diplômés formation spatiale

Salaire moyen d'embauche : 37.000 euros

Embauche ou 3e cycle avant l'obtention du diplôme : 83%

Emploi en moins de 4 mois après l'obtention du diplôme : 94%

Une association pour concrétiser ses passions

Le club fusée : ESO (Estaca Space Odyssée)· conçoit, construit et lance des fusées expérimentales, des mini-fusées et des ballons stratosphériques avec le support méthodologique et logistique de l'Association Planète Sciences. Les lancements ont lieu à l'occasion de campagnes faites à l'initiative du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES).

Projets étudiants spatials

Mission sur la lune

Depuis janvier 2011, les étudiants de 4ème année travaillent en collaboration avec le département de propulsion spatiale de l'Université de l'Alabama à Huntsville (UAH) sur deux sujets proposés par la NASA :

  • "Radio Astronomy on the Moon" : Installation de télescopes de radioastronomie sur la face cachée de la lune
  • "Europa Mission" : Préparation d'une mission d'exploration sur la 6e lune de Jupiter et étude des possibilités d'existence de la vieSix équipes franco-américaines sont constituées pour travailler sur le projet proposé par le commanditaire américain. Chaque équipe rendra sa propre étude à partir des mêmes spécifications initiales. Lors de la présentation des études en fin d'année universitaire, un prix est attribué par les commanditaires à la meilleure équipe. Le travail entre les étudiants français et américains se fait essentiellement grâce à Internet. Deux rencontres sont prévues chaque année, l'une à UAH, l'autre à l'ESTACA.

Les articles en rapport :

Recherche et Pôle de Compétitivité

Eva Lemaire

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Eva Lemaire, étudiante en 3e année, vice présidente d'ESO 2011-2012

La vie associative, une source de motivation pour mieux étudier

Etre active au sein de l’association ESO me permet de concrétiser ce qu'on apprend en cours, d’améliorer par exemple mes compétences en mécanique ou en électronique. Mais c'est aussi très formateur sur le plan humain et relationnel : nous travaillons en équipe, il faut organiser le travail en fonction des compétences de chacun, savoir respecter des délais, apprendre à gérer nos erreurs et rebondir pour mener à bien notre projet. Cela nous permet de prendre conscience des difficultés que nous rencontrerons dans notre vie professionnelle. Et tout cela, toujours dans la bonne humeur entre membres tous passionnés ! Nous développons aussi les contacts avec l'extérieur : le réseau des anciens membres de l’association nous guide dans nos projets. Au moment de la campagne de lancement de nos fusées, nous rencontrons des professionnels mais aussi des clubs français et  internationaux (Australie, Autriche, Espagne, Japon, Tunisie, Russie...) avec qui nous partageons nos expériences. En bref, ESO me donne l'opportunité de m’investir dans des projets passionnants qui me motive encore plus pour réussir mes études.